- Diesel, 197 ch
- Malus de 750 €
- Disponible, 40 490 €
Phares biseautés, flancs creusés et calandre façon trapèze, le nouveau Sorento s'inspire du récent Lexus RX450h. Coïncidence ou volonté délibérée ? Peu importe : Kia réussit, visuellement, à rehausser le statut de son auguste SUV. A bord, la montée en gamme se confirme. Hormis le GPS et la peinture métallisée, l'équipement n'oublie rien (voir fiche ci-contre). Quant à la finition, certes entachée par l'emploi de plastiques durs, elle laisse apparaître des assemblages impeccables. Le luxe, c'est aussi l'espace. En s'allongeant de 10 cm, le nouveau Sorento devient l'ami des familles nombreuses. Au second rang l'habitabilité est royale, les dossiers inclinables rendent les longs trajets dignes de voyages en classe business. Et grâce à deux sièges cachés dans le plancher du coffre, le coréen propose désormais sept places ! L'endroit reste prévu pour les petits gabarits ou les courts trajets, mais l'accès à bord s'effectue facilement, et l'on y trouve quelques rangements ainsi qu'une ventilation dédiée.
Meilleur routier
Autant l'ancien Sorento se montrait aussi agile en tout-terrain que maladroit sur la route, autant le nouveau fait chemin inverse. Il abandonne son châssis à échelle, son réducteur et sa belle garde au sol pour simplement conserver une aide à la descente et un blocage de différentiel central. Plus à l'aise sur le goudron, il conserve toutefois certaines tares congénitales : suspension un peu ferme à basse vitesse puis trop lâche en forte contrainte, direction inconsistante, freinage spongieux. Pour autant, la conduite ne confine pas à l'ennui. Car le moteur est excellent : silencieux, dénué de vibrations, ce diesel à quatre cylindres meut brillamment les 1 845 kg de l'engin. Sa consommation reste raisonnable (moins de 9 l aux 100 km sur autoroute), comme ses émissions de CO2 : même en boîte automatique, le Kia limite son malus à 750 €. Ce n'est pas si fréquent dans la catégorie.
Bilan. Plus réussi que son prédécesseur, le Sorento n'égale pas le talent de ses concurrents sur certains points (confort, dynamisme). Et malgré un moteur charmant, un équipement fastueux, une habitabilité royale et une garantie de 5 ans, une question reste en suspens : qui achètera une Kia dépassant les 40 000 € ?
















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