SEAT TOLEDO
- Disponible mi-octobre
- Moteurs à essence : 1,6 l de 102 ch et 2 l FSI de 150 ch
- Moteurs Diesel : 1,9 l TDI de 105 ch et 2 l TDI de 140 ch
- A partir de 18 850 ¤
Depuis le rattachement de la marque espagnole à Audi et à Lamborghini pour former le pôle sportif du groupe Volkswagen, les Seat sont devenues des sportives parfois radicales dans leurs versions les plus extrêmes, comme les Cupra. Premier modèle à dévier de cette ligne, l'Altea donne aujourd'hui naissance à la nouvelle Toledo, une déclinaison avec coffre, qui, alourdie d'une vingtaine de kg, quitte délibérément le domaine sportif pour afficher une pure vocation familiale.
Monocorps, mais pas modulable. Ce n'est qu'un détail pour une marque dont les productions sportives n'ont pas encore totalement effacé la réputation initiale de généraliste. En revanche, le déficit de style apporté par la greffe maladroite d'un semblant de coffre aboutit à une forme reconnue unanimement comme peu sémillante, au point qu'il ne se trouve aucun designer pour en revendiquer la paternité ! Quand on connaît l'importance de l'emballage et de la présentation en matière de produit automobile, on peut logiquement être inquiet pour l'avenir de cette gamme, d'autant que sa forme monocorps n'apporte pas la modularité généralement liée à cette configuration.
Bâtie sur le même empattement que celui de l'Altea, la Toledo est une berline à quatre portes très spacieuse et dotée d'un grand coffre auquel on accède par un hayon qui crée l'illusion d'un coffre séparé, à la manière des anciennes Ford Escort que l'on avait baptisées deux volumes et demi.
Cette définition augmente la longueur de l'Altea de 18 cm sur le porte-à-faux arrière au profit des places arrière et du coffre qui passe de 400 à 500 l sièges en place et de 1 320 à 1 411 l banquette arrière repliée contre les dossiers de sièges avant. La modularité se résume au simple pliage de la banquette en 2/3 1/3, et on peut pester contre les sangles qui servent de tirettes pour effectuer la manoeuvre.
Conduite en toute sérénité. Sur la route, on retrouve le comportement sain et accrocheur de l'Altea qui présente une bonne tenue de cap peu sensible au vent, tandis que, en courbe, la tendance au sous-virage garantit le maximum de sécurité. Celle-là est renforcée par la présence d'un ESP en série sur les versions Stylance et Sport Up. On peut également compter sur un bon freinage avec un mordant rassurant et une bonne endurance. Quant aux performances, elle sont sauvées par la qualité des motorisations à bas régime, les blocs à essence n'étant pas, pour une fois, à la traîne dans ce domaine. Elles parviennent à compenser le poids élevé de la voiture, mais la seule note de sportivité concerne les boîtes automatiques disponibles en option : Tiptronic à six rapports avec le moteur 2 l FSI, et DSG (boîte robotisée à double embrayage) avec le moteur 2 l TDI.
















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