Le Pay As You Drive, l’assurance au kilomètre, l’assurance adaptée à la conduite de chaque assuré, est lancée en France. Solly Azar a annoncé son offre, le 17 avril. Aviva France peaufine la sienne en s’inspirant des enseignements de l’expérience que conduit Norwich Union, la succursale britannique du groupe, depuis plus d’un an.
"Le Pay As You Drive est un pari. Notre expérience britannique d'Aviva nous apporte des enseignements précieux"

Comment fonctionne le Pay As You Drive (PAYD) de Norwich Union et quel bilan en tirez-vous ?
En toute honnêteté, le bilan est mitigé. Norwich Union (1) a fondé son produit sur le modèle de la téléphonie mobile. Cette architecture nécessite une infrastructure lourde de collecte et de transmission des données, et la compagnie a associé plusieurs partenaires qui, chacun dans leur domaine, gèrent les différents “maillons” de la chaîne opérationnelle : installation du boîtier, collecte des données, transmission par GPS, traitement des données, etc. Ensuite, le produit britannique prend en compte plusieurs critères -kilométrage, périodes d’utilisation, type de routes empruntée- qui font varier le coût du kilomètre. Par exemple, en heures pleines, du lundi au vendredi, de minuit à 5H et de 7H à 10H, hors jours fériés, le coût par mph (mile par heure) va de 0,57 pence (0,71 €) sur autoroute à 0,97 p (1,21 €) sur voie rapide, 2,14 p (2.68 €) sur une voie à double sens limitée à 50/60 mph et 4,68 p (5,86 €) sur les voies limitées à 20/30/40 mph.
Ceci nous convainc que nous, devons, à l’inverse, faire simple. Le client n’attend pas une facturation détaillée. Une totalisation mensuelle du kilométrage et du temps d’utilisation cumulé en fonction des périodes suffit pour vérifier si l’assuré a utilisé son véhicule conformément au contrat ou, si ce n’est pas le cas, déterminer le surcoût. La collecte agrégée de ces deux données coïncide en outre avec les recommand
ations qu’avait fait la Commission Informatique et Libertés (CNIL) pour que ces produits voient le jour e France. C’est donc sur ces bases que nous élaborons notre produit.
A quelle population destinerez-vous votre produit ?
Nous concevons notre offre pour les jeunes, cela, pour deux raisons. D’une part, c’est la population qui présente toujours le plus grand risque en matière de sinistralité sans qu’aucune mesure de prévention et même de répression parvienne à faire baisser ce taux de façon significative. D’autre part, ceci expliquant cela, l’assurance des jeunes coûte cher, très cher alors qu’ils ont souvent des revenus modestes. Le Pay As You Drive peut donc être le moyen de les amener à une conduite raisonnée tout en réduisant de façon sensible le montant de leur prime. L’expérience de Norwich Union révèle une réduction moyenne de 30 % des primes et une baisse de 20 % du nombre d’accidents de la route pour ce groupe d’assurés. En outre, comme, dans l’immédiat, les coûts de souscription sont encore élevés, il n’y a que sur ce segment d’automobilistes que le PAYD peut être véritablement rentable et attractif pour l’assuré.
Quel serait le coût de votre produit ? Quand le lancerez-vous ? Vous commercialisez des produits qui préfigurent déjà en partie le Pay As You Drive. Quel en est le bilan ?
En Grande-Bretagne, le coût fixe de la prime est 11 livres par mois (13,77 €). Nous n’avons pas encore arrêté notre tarif fixe mais il pourrait être de cet ordre. Il faut y ajouter le prix du boîtier, environ 80 €, étant entendu que ces prix devraient baisser rapidement avec l’extension des produits et l’évolution des technologies ; tous les futurs GPS vont, par exemple, intégrer ces fonctionnalités PAYD. Après, les surcoûts seront facturés au kilomètre selon les périodes incluses ou non dans le contrat. Notre produit pourrait se baser sur un kilométrage annuel maximum de 5000 km. Vous avez raison d’évoquer nos forfaits existants qui préfigurent
des aspects du Pay As You Drive. L’un est établi sur un kilométrage inférieur à 9000 km, l’autre, 15 000 km, la distance parcourue étant déclarée sur l’honneur par l’assuré. Le forfait 9000 km a concerné 14,5 % de nos contrats souscrits en 2007, le forfait 15 000 km, 7,5 %. Le Pay As You Drive intégral ajoutera les périodes horaires d’utilisation qui correspondent à des taux de risques différents.
Nous projetons de lancer notre produit à l’occasion du Mondial de l’auto en octobre. Cela dit, nous sommes conscients que c’est un pari. Est-ce que le gain potentiel sur la prime constituera un ressort suffisant pour convaincre les jeunes usagers à risques de souscrire le produit et de modifier en conséquence leur comportement au volant ? Ou, au contraire, capterons-nous en majorité des automobilistes qui ont déjà un comportement positif et raisonné et qui trouveront dans le PAYD la formule adaptée à leur usage ? Nous ne le saurons qu’au terme des premiers mois de mise en vigueur.
"Le Pay As You Drive est un pari. Notre expérience britannique d'Aviva nous apporte des enseignements précieux"

Comment fonctionne le Pay As You Drive (PAYD) de Norwich Union et quel bilan en tirez-vous ?
En toute honnêteté, le bilan est mitigé. Norwich Union (1) a fondé son produit sur le modèle de la téléphonie mobile. Cette architecture nécessite une infrastructure lourde de collecte et de transmission des données, et la compagnie a associé plusieurs partenaires qui, chacun dans leur domaine, gèrent les différents “maillons” de la chaîne opérationnelle : installation du boîtier, collecte des données, transmission par GPS, traitement des données, etc. Ensuite, le produit britannique prend en compte plusieurs critères -kilométrage, périodes d’utilisation, type de routes empruntée- qui font varier le coût du kilomètre. Par exemple, en heures pleines, du lundi au vendredi, de minuit à 5H et de 7H à 10H, hors jours fériés, le coût par mph (mile par heure) va de 0,57 pence (0,71 €) sur autoroute à 0,97 p (1,21 €) sur voie rapide, 2,14 p (2.68 €) sur une voie à double sens limitée à 50/60 mph et 4,68 p (5,86 €) sur les voies limitées à 20/30/40 mph.
Ceci nous convainc que nous, devons, à l’inverse, faire simple. Le client n’attend pas une facturation détaillée. Une totalisation mensuelle du kilométrage et du temps d’utilisation cumulé en fonction des périodes suffit pour vérifier si l’assuré a utilisé son véhicule conformément au contrat ou, si ce n’est pas le cas, déterminer le surcoût. La collecte agrégée de ces deux données coïncide en outre avec les recommand
ations qu’avait fait la Commission Informatique et Libertés (CNIL) pour que ces produits voient le jour e France. C’est donc sur ces bases que nous élaborons notre produit.A quelle population destinerez-vous votre produit ?
Nous concevons notre offre pour les jeunes, cela, pour deux raisons. D’une part, c’est la population qui présente toujours le plus grand risque en matière de sinistralité sans qu’aucune mesure de prévention et même de répression parvienne à faire baisser ce taux de façon significative. D’autre part, ceci expliquant cela, l’assurance des jeunes coûte cher, très cher alors qu’ils ont souvent des revenus modestes. Le Pay As You Drive peut donc être le moyen de les amener à une conduite raisonnée tout en réduisant de façon sensible le montant de leur prime. L’expérience de Norwich Union révèle une réduction moyenne de 30 % des primes et une baisse de 20 % du nombre d’accidents de la route pour ce groupe d’assurés. En outre, comme, dans l’immédiat, les coûts de souscription sont encore élevés, il n’y a que sur ce segment d’automobilistes que le PAYD peut être véritablement rentable et attractif pour l’assuré.
Quel serait le coût de votre produit ? Quand le lancerez-vous ? Vous commercialisez des produits qui préfigurent déjà en partie le Pay As You Drive. Quel en est le bilan ?
En Grande-Bretagne, le coût fixe de la prime est 11 livres par mois (13,77 €). Nous n’avons pas encore arrêté notre tarif fixe mais il pourrait être de cet ordre. Il faut y ajouter le prix du boîtier, environ 80 €, étant entendu que ces prix devraient baisser rapidement avec l’extension des produits et l’évolution des technologies ; tous les futurs GPS vont, par exemple, intégrer ces fonctionnalités PAYD. Après, les surcoûts seront facturés au kilomètre selon les périodes incluses ou non dans le contrat. Notre produit pourrait se baser sur un kilométrage annuel maximum de 5000 km. Vous avez raison d’évoquer nos forfaits existants qui préfigurent
des aspects du Pay As You Drive. L’un est établi sur un kilométrage inférieur à 9000 km, l’autre, 15 000 km, la distance parcourue étant déclarée sur l’honneur par l’assuré. Le forfait 9000 km a concerné 14,5 % de nos contrats souscrits en 2007, le forfait 15 000 km, 7,5 %. Le Pay As You Drive intégral ajoutera les périodes horaires d’utilisation qui correspondent à des taux de risques différents. Nous projetons de lancer notre produit à l’occasion du Mondial de l’auto en octobre. Cela dit, nous sommes conscients que c’est un pari. Est-ce que le gain potentiel sur la prime constituera un ressort suffisant pour convaincre les jeunes usagers à risques de souscrire le produit et de modifier en conséquence leur comportement au volant ? Ou, au contraire, capterons-nous en majorité des automobilistes qui ont déjà un comportement positif et raisonné et qui trouveront dans le PAYD la formule adaptée à leur usage ? Nous ne le saurons qu’au terme des premiers mois de mise en vigueur.
www.norwichunion.com/pay-as-you-drive/
www.aviva.fr ;
(1) Norwich Union va prochainement abandonner son nom pour l’enseigne Aviva
La présentation par Solly Azar du premier Pay As You Drive français


















