Les nouvelles plaques d’immatriculation s’installent dans le paysage routier et urbain. Comment le grand public les juge-t-il ? Elles paraissent banales ? A tort. La concrétisation du nouveau Système d’immatriculation des véhicules (SIV) vous paraît simple et vous pensez tout en comprendre ? Détrompez-vous. Un collectionneur de l’association Francoplaque en livre tous les détails et ses éclairages.
"Connaissez-vous toutes les subtilités du nouveau Système d’immatriculation des véhicules ?"
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Comment fonctionne la nouvelle immatriculation ? Comment les lettres et chiffres avancent-ils ? Y a-t-il des combinaisons exclues ?
L’immatriculation, rappelons, se compose de deux lettres, trois chiffres, deux lettres, les trois blocs étant séparés par des tirets. Ce sont les chiffres qui évoluent en premier. A 999, ce sont les lettres de droite qui prennent le relais, puis celles de gauche. Trois lettres sont exclues : le I, trop proche du 1, la lettre O, qui s’apparente trop au zéro, et le U, qui peut être confondu avec le V, notamment dans les notifications manuscrites des agents des forces de l’ordre dans les procès-verbaux d’infraction. Une seule séquence de lettres est exclue : SS. Toutes les autres sont valides et ne peuvent être réfutées -WC, KK, QQ, PQ, PT…-, n’en déplaise aux automobilistes qui se les voient attribuer, à moins qu’ils ne cèdent le véhicule, puisque l’immatriculation, désormais affectée à l’objet jusqu’à sa destruction, ne change plus en cas de changement de département. Le tout premier numéro du nouveau SIV, AA-001-AA, a été affecté à un véhicule des Yvelines, le second, AA-002-AA, dans le Val d’Oise, le 3e, sur l’île de la Réunion.
L’attribution désormais nationale des immatriculations, sur 101 départements, et non plus par département, réduit le nombre potentiel d’immatriculations. Le volume actuel d’immatriculations annuelles donne tout de même au nouveau SIV une validité de quelques 70 années…
Quelle est la règle finalement adoptée en matière d’identification départementale ? Elle recèle quelques surprises…
Le projet initial rendait l’identification départementale facultative. Le comité “Jamais sans mon département”, créé sur l’initiative d’élus et qui s’est montré très actif, a obtenu que le numéro continue de figurer de façon obligatoire mais le ministère de l’Intérieur en laisse le choix au propriétaire du véhicule en fonction de sa domiciliation ou d’un critère affectif. Toutes les plaques présentent donc un numéro de département sous le logo de la région. Pour autant, le numéro de département et l’apparten
ance régionale ne font pas partie de l’immatriculation administrative et ne figurent pas sur la carte grise.
Cette identification départementale et régionale a donné lieu à quelques surprises. Les régions ont adopté leur logo officiel, qui figure sur tous leurs supports identitaires et de communication, mais trois régions sont représentées par un autre emblème. La Bretagne a choisi le Gwenn ha du, le drapeau breton, l’Alsace, son blason historique, et la Corse, la célèbre tête de Maure noire à bandeau blanc.
Subsiste-t-il des plaques spécifiques ? Quelles plaques du nouveau SIV le fan collectionne-t-il ?
Les deux plaques communes, avant et arrière, ont un fond blanc et des caractères noirs. Les plaques spécifiques sont bien moins nombreuses qu’auparavant. Deux zones franches, qui entourent la région de Genève, ont des plaques à fond rouge pour des véhicules importés de pays extérieurs à l’Union européenne mais l’immatriculation utilise la séquence ordinaire, encadré des deux bandes bleues obligatoires. La plaque TT (transit temporaire) ordinaire est également toujours rouge, flanquée du F, du drapeau européen et de la date de validité de la période de transit. Les propriétaires de véhicules de collection -de plus de 30 ans d’âge au lieu de 25, auparavant- ont le choix entre deux figurations. Ils peuvent adopter une plaque ordinaire ou une plaque spécifique noire à caractères blancs ou argentés dont la forme et les aspects peuvent être proches de la physionomie d’origine pour préserver le cachet historique du véhicule et elle peut s’affranchir de l’identification géographique.
Les véhicules militaires, donc ceux de la Gendarmerie, ont dorénavant des numéros normaux et, alors qu’ils avaient des plaques distinctes, elles sont aujourd’hui ordinaires donc moins repérables dans le flot de circulation ou sur les routes… Les plaques des véhicules de la Police nationale sont également désormais banalisées. Les immatriculations provisoires -WW- et de garages -W- utilisent les plaques ordinaires mais WW et W remplacent les deux lettres initiales de la séquence (W-001-AA ou WW-001-AA). Les plaques d’engins agricoles avaient 5 chiffres et le numéro de département ; elles sont, aujourd’hui, normales mais l’agriculteur peut ajouter une deuxième plaque mentionnant le numéro d’exploitation.
Le collectionneur de plaques du nouveau SIV en acquiert une par département et six spécifiques : séries W et WW, usage “transit temporaire”, usages “pays de Gex” et “pays de Savoie” et usage “véhicule de collection.
Sites animés par JF Zuraw :
http://stni.free.fr/ site centré sur le SIV et l'outre-mer
http://immat1901.free.fr/ les immatriculations de 1901 à 1928
http://immat1928.free.fr/ les immatriculations de 1928 à 1950
http://immat29.free.fr/ les immatriculations du Finistère
http://pagesperso-orange.fr/docimmat/ tout sur la réglementation concernant les plaques et numéros d'immatriculation de 1899 à nos jours
Francoplaque : http://plaque.free.fr/


















