Quinze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les constructeurs retrouvent la bagatelle et la fantaisie en présentant des coupés haute performance, étroitement dérivés de berlines mais beaucoup plus sportifs. Précurseur en ce domaine, Alfa Romeo s'inspire de cette époque et présente ce qu'on pourrait appeler le coupé de la 156. De ses ancêtres, il conserve un goût prononcé pour un style nettement différencié mais, contexte oblige, les performances ne dépassent guère celles des berlines équipées des mêmes motorisations.
On retrouve, en effet, le caractère incisif et parfois un peu chahuteur - surtout sur mauvais revêtement - de la berline 156.
Le moteur Diesel multijet gagne 10 ch pour la circonstance, et sa souplesse de fonctionnement a été encore améliorée, même si la valeur intrinsèque du couple reste inchangée. Passé la période bruyante de mise en température, c'est un propulseur qui procure économiquement des performances étonnantes et un réel agrément de conduite. Il est couplé à une boîte de vitesses aux rapports bien étagés et dotée d'une commande précise.
Couplé à une boîte de vitesses classique, le moteur 2.0 JTS reste la motorisation idéale pour ce type de véhicules. Plus vif, plus enjoué que le Diesel et incontestablement plus économique que le V6 grâce à sa technique d'injection directe d'essence, il procure un réel plaisir de conduire sans tomber dans la gourmandise. C'est l'avantage de l'injection directe d'essence à la mode Alfa qui, en prime, s'accommode parfaitement des carburants français pour donner son plein rendement. Par les temps qui courent, il ne faut pas hésiter à s'offrir l'option boîte robotisée, dite Selespeed, qui permet de jouer du levier ou des palettes avec l'émouvant coup de gaz à la descente des rapports, comme au bon vieux temps du double débrayage.
Pour les amateurs de grosse cylindrée, le bloc V6 3.2 aux qualités reconnues leur assurera le plein de sensations, couplé, lui aussi, à une boîte de vitesses à six rapports. Bien évidemment, cette version sportive est dotée de suspensions, d'une direction et de freins adaptés à son niveau de puissance. Quant aux châssis, ils sont désormais sous contrôle électronique et, même si celui-ci se montre tolérant, pour ne pas dire permissif, le coupé Alfa GT reste une traction avant, ce qui n'est pas l'architecture idéale de la voiture sportive. 
Sain sur bon revêtement, le comportement devient plus turbulent sur mauvaise route, où la version de 2 l à essence, plus légère du nez, se montre la plus sereine. En dépit de très bons sièges, le confort s'inscrit dans le registre de la plus grande fermeté, tandis que le niveau sonore reste globalement élevé, et au-dessus de la moyenne avec le Diesel à froid.
















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