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Date de sortie : mai 2004
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Parc en circulation : 14 409
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Pas de rappel

Cette nouvelle version est une bonne synthèse de ce qui existe déjà. Prenez un style moderne à la façon du Scénic II, ajoutez-y une capacité maximale d'accueil de sept places à la Zafira (très prisée), saupoudrez le tout d'un confort de roulement inspiré du Picasso, et vous obtiendrez une Toyota Corolla Verso.
Cette voiture, dont l'essai a paru dans notre édition du 6 février 2003, repose sur la plate-forme de la berline Avensis, ce qui semble plutôt de bon augure sur de nombreux points. La finition est flatteuse ; le comportement routier, rassurant ; et le style, réussi. En affichant une longueur de 4,24 m, à mi-chemin entre le Renault Scénic et le Citroën Picasso, la Corolla Verso offre un intérieur vaste, lumineux et confortable qui abrite de nombreux rangements. Elle possède l'avantage de disposer d'une banquette arrière coulissante en deux parties, permettant de dégager de l'espace pou
r les jambes ou les bagages. En revanche, en dépit de trente-deux combinaisons différentes, la modularité de cette Corolla est loin de supplanter celle du Picasso avec ses trois sièges indépendants. Quant au volume du coffre (417 l), il n'est guère plus important que celui du Scénic.
Diesel à succès. Mais la Corolla Verso a d'autres atouts pour convaincre, à commencer par son niveau d'équipement, très complet (voir tableau), et par ses motorisations. Les deux moteurs à essence disponibles, le 1.6 110 VVT-i et le 1.8 130 VVT-i, dévoilent tous deux un caractère affirmé pour peu que l'on monte dans les tours. Mais ces mécaniques connaissent une carrière discrète tant le seul Diesel disponible, qui rafle la majorité des ventes en neuf (et en occasion) leur porte ombrage. Il s'agit du très alerte 115 D-4D, salué dès les premiers essais.
Ainsi, face au très décalé, mais ingénieux, Fiat Multipla, dans un face-à-face du 14 octobre 2004, la Corolla Verso s'imposait sur le plan mécanique, en dépit de q
uelques reproches. En effet, son moteur n'est pas un exemple de discrétion à basse vitesse, mais, sur la route, tout rentre dans l'ordre. Quant aux vibrations, elles restent cantonnées au compartiment moteur. L'agrément du D-4D est donc meilleur, même s'il souffre d'un manque de répondant sous les 2 000 tr/min.
Comportement contrôlé. En 1999, la première version du Multipla proposait une tenue de route excellente et un réel agrément de conduite. Aujourd'hui, la Toyota lui oppose un meilleur compromis entre efficacité et confort. Mieux suspendue, et disposant d'une direction plus précise ainsi que d'un freinage accru, la Corolla Verso fait étalage de sa modernité.
Soit, mais, pour avoir un avis totalement objectif, la même Corolla Verso a été confrontée, dans L'argus du 13 mai 2004, à la référence de la catégorie : le Renault Scénic dCi 120. Sous le capot, 4 ch seulement séparent ces autos. Peu de chose, sauf que, à l'usage, le moteur français reste plus discret et légèrement plus sobre. Le Scénic fait aussi preuve d'une meilleure capacité de relance. Si elle ne se justifie pas réellement en termes de performances pures, celle-là sera une alliée en charge.
Sur la route, la Toyota ne démérite pas, mais elle doit, là encore, passer la main au Scénic, décidément surdoué. En effet, si dans l'ensemble, la tenue de route est de la même veine (efficace et sécurisante), la différence intervient surtout au niveau du confort, notamment grâce à une suspension plus souple, mais également par une réduction des bruits de roulement. Pas de quoi jeter la pierre à cette nouvelle Toyota Corolla Verso, puisque, au final, ce monospace compact honore efficacement son contrat.
Enfin, à prestations équivalentes, la Toyota Corolla Verso s'affiche judicieusement, en neuf, à des tarifs un peu plus abordables que ceux proposés sur le Scénic, qualité qui se répercute évidemment sur le marché de la seconde main.
















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